Les lumières sont petites. Je ne suis pas certain de pouvoir toutes les distinguer.
Par contre, leur ensemble crée des formes, au moins abstraites, parfois régulières. Cela dépend d’où on les
regarde et avec quelle envie.
Elles sont jaunes, oranges et parfois blanches. Elles créent le paysage. Elles le dessinent.
Non, elles suivent le paysage mais dessinent nos relations, notre vision.
Depuis un avion, en pleine nuit, les lumières sont le symbole de notre société.
Dans ce pays, elles forment des lignes droites - courtes et droites - en différents groupes clairement
distincts. Dans cet autre, elles ne sont que des points qui rappellent que la nature n’est plus tout à fait
seule. Dans un dernier, elles prennent toute la place; elles ne sont pas en forme géométique agréable; elles
poussent à l’imagination et au rêve.
Les lumières sont légères. Elles sont au loin. Elles n’éblouissent pas. Par contre, elles nous amènent plus loin. Elles nous emmènent vers la rêverie. En tout cas, ici, depuis ce siège.
La lune qui est de la partie, nous renvoie sa lumière via la surface d’eau.
Et de ce fait, je me rends compte que le paysage était caché. Les petits billes jaune-orangé ne permettent pas -
ou mal - de distinguer les vallons, les lacs, … bref, le paysage. Il aurait être plat et sans étendue d’eau,
cela aurait été pareil.
La lune nous dévoile un autre monde1.
Quoi qu’il en soit, je me régale de ce moment de calme après une journée mouvementée.
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Elle aurait même pu être blonde, dixit Téléphone. ↩︎